NAITO, une maison de chaussures née à Kyoto en 1897

L’histoire d’OJOJO commence à Kyoto-Gion, où la maison NAITO travaille la chaussure depuis plus d’un siècle.
Pour créer OJOJO, la marque ne reproduit pas simplement une sandale traditionnelle. Elle en reprend plusieurs caractéristiques pour imaginer une chaussure contemporaine : la forme de la lanière hanao, la position de l’entre-doigts et surtout une manière particulière de placer le pied sur la semelle.
Le résultat est visuellement minimal, mais sa conception modifie immédiatement les sensations lorsque l’on marche.
L’attention ne se porte plus seulement sur l’amorti ou le maintien du pied : le pied lui-même doit participer davantage au mouvement.
C’est cette idée qui se trouve au cœur du concept OJOJO.
Pourquoi le talon dépasse-t-il de la sandale ?

C’est probablement la première chose qui surprend lorsque l’on essaie une OJOJO.
Contrairement à une chaussure occidentale classique, la semelle n’est pas nécessairement censée accueillir toute la longueur du pied. La marque recommande au contraire un port où le talon dépasse légèrement à l’arrière - environ 2 cm pour le port standard. Cette façon de porter la sandale est directement inspirée de la culture traditionnelle japonaise de la chaussure.
Ce détail change la façon dont le pied se positionne et participe au mouvement. Les orteils sont davantage sollicités et la marche devient plus active. La marque accorde ainsi une attention particulière à la manière dont le pied et le corps sont utilisés pendant le déplacement, plutôt qu’à la seule sensation d’être maintenu dans une chaussure.
C’est aussi la raison pour laquelle choisir une OJOJO uniquement à partir de sa pointure européenne habituelle peut être trompeur. Ici, la longueur réelle du pied en centimètres est beaucoup plus importante.
À retenir : avec OJOJO, le pied ne doit pas nécessairement être entièrement posé sur la semelle. Le port recommandé laisse volontairement dépasser légèrement le talon.
OJOJO Black : la version pensée pour le quotidien

La OJOJO Black est le modèle emblématique de la ligne classique. Elle conserve le principe caractéristique de la marque — une semelle portée légèrement plus courte que le pied — mais dans une construction pensée pour être utilisée facilement au quotidien.
Sa semelle intérieure en liège résiste à l’eau, ce qui permet de porter la sandale aussi bien en ville que pour certaines activités extérieures : plage, bord de piscine ou camping. Le logo OJOJO NAITO est directement intégré à la semelle.
Sa hauteur de semelle est de 3,3 cm et trois tailles sont proposées : S, M et L.
Les tailles OJOJO Black
S : pied de 22 à 25,5 cm
M : pied de 24 à 28 cm
L : pied de 28 à 30 cm
Ces plages se chevauchent volontairement : selon la longueur du pied et la sensation recherchée, une personne peut parfois hésiter entre deux tailles.
Une semelle plus grande donnera une sensation plus détendue. À l’inverse, une semelle plus courte accentuera le principe OJOJO et demandera davantage d’engagement lors de la marche.
Pour une première paire, nous conseillons de rester sur le port standard recommandé par la marque, plutôt que de chercher immédiatement l’expérience la plus intense.
Une période d’adaptation est normale

Les premières minutes en OJOJO peuvent surprendre.
Et c’est normal.
La marque indique qu’une période d’adaptation d’environ 3 à 10 jours peut être nécessaire selon les personnes.
Après des années passées dans des chaussures qui enveloppent et maintiennent le pied de manière très différente, demander davantage de participation aux orteils peut créer de nouvelles sensations.
Il n’est donc pas nécessaire de porter les sandales pendant des heures dès le premier jour. L’idée est plutôt de laisser progressivement le pied s’habituer à cette nouvelle manière de marcher.
Commencer progressivement permet de découvrir le concept sans chercher immédiatement à maximiser l’engagement du pied.
Un principe particulièrement important avec le deuxième modèle que nous avons sélectionné.
CoJOJO White : une sandale… sans talon

La CoJOJO White pousse le concept beaucoup plus loin.
Son design est immédiatement reconnaissable : la plateforme s’arrête avant le talon. Celui-ci se retrouve donc totalement dans le vide.
Cette construction oblige naturellement le porteur à utiliser davantage ses orteils et ses mollets pour maintenir son équilibre. Elle sollicite également davantage le centre du corps et crée une sensation très différente de celle d’une chaussure ou même d’une OJOJO classique.
La CoJOJO se rapproche ainsi davantage d’un objet d’exercice que d’une simple sandale du quotidien.
Les tailles de plateforme
M : recommandée pour les pieds de 21 à 26 cm
L : recommandée pour les pieds de 22 à 30 cm
Là encore, le chevauchement est volontaire. Car avec CoJOJO, la taille de la plateforme influence directement l’intensité de l’expérience.
Plus la plateforme est petite, plus il faut engager le pied et le corps pour conserver son équilibre. Pour découvrir le produit, il est donc préférable de commencer avec une plateforme suffisamment confortable avant d’envisager éventuellement une taille plus petite.
Le hanao : une lanière qui fait partie du concept

Autre détail directement hérité de la chaussure japonaise : le hanao, la lanière qui maintient le pied.
Sur CoJOJO, elle est proposée en plusieurs tailles et dispose d’un système Velcro permettant d’ajuster le maintien.
La plateforme et le hanao peuvent ainsi être choisis séparément selon la longueur et la morphologie du pied.
Cette modularité est importante car, là encore, OJOJO ne fonctionne pas exactement comme une chaussure européenne.
L’objectif n’est pas nécessairement que le pied remplisse parfaitement toute la surface disponible. Il faut trouver le niveau de maintien et d’engagement qui correspond à l’usage recherché.
OJOJO ou CoJOJO : quelle différence ?

Les deux modèles partagent une même philosophie, mais leur usage est très différent.
OJOJO Black
La OJOJO Black est la porte d’entrée la plus naturelle dans l’univers NAITO. Elle permet de découvrir le principe de la semelle courte et d’une marche plus active tout en restant une sandale que l’on peut porter dans différentes situations du quotidien.
CoJOJO White
La CoJOJO White propose une expérience nettement plus exigeante. Avec son talon entièrement suspendu, elle demande davantage d’engagement aux orteils, aux mollets et au centre du corps. La taille de sa plateforme permet en plus de moduler cette difficulté.
OJOJO Black → marcher autrement.
CoJOJO White → aller plus loin dans l’expérience et l’engagement du pied.
Comment choisir sa taille ?

C’est probablement la question la plus importante avec OJOJO.
Et le meilleur conseil est très simple : mesurer son pied en centimètres plutôt que se fier uniquement à sa pointure habituelle.
Pour une OJOJO Black, la marque recommande généralement un port laissant environ 2 cm de talon dépasser à l’arrière. Une semelle plus grande donnera davantage de confort ; une plus petite renforcera la sensation de marche active.
Le Training Book donne par exemple le cas d’un pied de 23 cm : une taille S correspond à une utilisation plus active, tandis qu’une taille M offre un port plus relax.
Pour un pied de 27,5 cm, le choix peut aller du S pour une expérience très exigeante au L pour une sensation beaucoup plus confortable.
Notre conseil : découvrir OJOJO physiquement permet de comprendre immédiatement le concept et de trouver le bon équilibre entre longueur de semelle, maintien et sensation de marche.
C’est justement l’un des avantages de découvrir OJOJO sur place : essayer permet de comprendre immédiatement le concept, bien mieux qu’une simple conversion de pointure.
Pourquoi Bijo; a sélectionné OJOJO NAITO

Chez Bijo;, nous aimons les objets japonais qui nous obligent à reconsidérer un geste tellement quotidien que nous n’y prêtons plus attention.
OJOJO en est un très bon exemple.
Nous marchons tous les jours, mais nous réfléchissons rarement à la manière dont nous utilisons réellement nos pieds.
NAITO part d’un savoir-faire de chaussure vieux de plus d’un siècle pour poser une question étonnamment contemporaine : et si la chaussure pouvait moins assister le pied et l’inviter davantage à participer ?
Nous avons également été séduits par la manière dont la marque conserve des codes très japonais — le hanao, la semelle courte, le rapport entre pied et chaussure — sans chercher à reproduire littéralement un modèle ancien.
Le résultat se situe entre tradition, design et expérience corporelle.
Une approche qui correspond pleinement à ce que nous souhaitons montrer avec SUPER JAPON : des objets qui racontent le Japon, mais qui peuvent aussi transformer très concrètement nos habitudes quotidiennes.
Découvrir OJOJO NAITO à SUPER JAPON
À l’occasion de SUPER JAPON au Bon Marché Rive Gauche, Bijo; présente deux modèles :
OJOJO Black — disponible en S, M et L
CoJOJO White — disponible en plateformes M et L
Parce que leur taille et leur manière d’être portées sont très différentes d’une chaussure classique, nous recommandons particulièrement de venir les essayer et d’échanger avec nos équipes.
Bijo; Bar à Beauté Japonais — SUPER JAPON
Le Bon Marché Rive Gauche
L’EXPO — 2e étage
24 rue de Sèvres, 75007 Paris
Jusqu’au 18 octobre 2026
OJOJO NAITO nous rappelle qu’un objet aussi familier qu’une sandale peut encore modifier notre perception d’un geste que nous faisons depuis toujours : marcher.
